Obligations vs actions 3 3 Image Article Que choisir entre une obligation et une action ? (3/3)Dans ce troisième et dernier article nous faisons la synthèse des deux précédents en mettant en évidence que les obligations sont bien plus risquées qu’elles n’y paraissent et qu’il est plus facile de maîtriser son investissement en actions que son investissement en obligations.

 

C’est une tendance lourde des derniers mois. Dans différentes publications spécialisées ou plus généralistes de type Challenges les bons rendements des obligations sont présentés comme un remède comme les intérêts faméliques des différents livrets bancaires, de l’assurance-vie etc. Or, comme expliqué en détail dans l’article précédent, les obligations ne sont pas un bon produit d’investissement pour le néophyte. Et même un produit dont le risque est difficile à maîtriser pour tout investisseur. En revanche ceci est différent pour les actions dont le risque est beaucoup plus facilement analysable. En voici la principale raison :

Les obligations doivent être détenues jusqu’à leur maturité, c’est à dire pendant toute la durée de remboursement (voir l’article précédent pour les caractéristiques fondamentales des obligations) pour éviter un risque majeur: le risque de taux. Pour faire simple : il est difficile pour un détenteur d’obligations d’arbitrer le risque par un achat et une revente comme on le ferait sur le marché des actions. Je m’explique !

Si je posséde une obligation je suis tributaire des taux d’intérêts, qui, s’ils remontent vont faire chuter la valeur de mon obligation (LE principe de base pour ce produit). En plus de m’assurer que j’investis dans une entreprise saine comme pour un investissement en actions je dois parier sur la direction des taux d’intérêts jusqu’à la maturié de mon obligation. Autant dire que le pari est risqué car il y a peu de chance que vous puissiez prédire le flux et reflux du taux d’intérêt de base étant donné que celui dépend du bon vouloir des banquiers des Banques Centrales (BCE: Banque Centrale Européene) et FED (Federal Reserve, la Banque Centrale Américaine). A ce sujet il y a des bataillons de traders qui spéculent sur les taux à plus où moins court-terme.

Donc pourquoi se compliquer la vie en investissant dans des produits, les obligations, pour lesquels le rendement dépend en bonne partie d’un pari sur l’avenir dont vous ne maîtrisez les données: Personne ne peut honnêtement prévoir les taux d’intérêts des banques centrales dans 1, 2, 5 ou 10 ans etc…

Par corrélation, en pousant le raisonnement jusqu’au bout, cela pose le risque de voir sa rente (les intérêts ici) rongée et détruite par l’inflation car si vous détenez une obligation pendant 10 ans avec un coupon annuel fixe de 4 % (soit un taux d’intérêt annuel fixe de 4 %) et qu’au bout de 5 ans l’inflation est égale à 4 % pour les cinq prochaines années et qu’elle était à 2 % au moment de la souscription alors le rendement est non-seulement dégradé mais en plus négatif … En effet, malgré le fait que vous détenez l’obligation jusqu’à sa maturité et donc que vous ne subissez de perte en valeur suite à un hausse de taux votre capital diminue ou, au mieux, stagne, même si vous ayez investi dans une entreprise saine qui ne voit pas sa situation financière se détériorer lors la période de détention de l’obligation.

Bref autant investir dans une action qui demande le même type d’analyse que l’obligation : quelle est la situation financière de l’entreprise et qu’elles en sont les raisons ? sans en avoir les contraintes car les actions, bien choisies, sur le long-terme ou indéfinement (détention jusqu’à la mort) sont un rempart naturel contre l’inflation. Tout simplement, une belle entreprise répercute la hausse de ses coûts (salariaux, matières premières etc.) car elle possède une telle position sur son marché qu’elle est en mesure de le faire facilement.

En conclusion, je préfère de loin l’investissement en actions car il est plus sûr sur le long-terme si l’on effectue une sélection rigoureuse que l’investissement en obligations qui présente un risque important et peu maîtrisable : le risque de taux et son corrolaire: l’inflation. Sans compter que non seulement le risque est plus faible avec les actions mais en plus le rendement est plus élevé du fait du réinvestissement possible des dividendes en actions et des programme de rachats d’actions.

Si vous avez des questions concernant cet article, une remarque à formuler ou tout autre requête n’hésitez pas à laisser un commentaire auquel je réponderai avec plaisir.

 

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